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Retranscription intégrale de l’interview  avec Jérémy Hermelin

— Bonjour Jérémy.

— Bonjour.

— Je suis ravie de te retrouver. Alors, on est dans un évènement un peu spécial. Avec Jérémy, on a vraiment la chance. On a été invité par un blogueur français Cédric Annicette, en l’occurrence, un mastermind à l’île Maurice. Donc, on est dans un cadre assez superbe. On a cette chance-là. Pourquoi on est invité en fait ? C’est parce qu’on a, Jérémy comme moi, fait des investissements.

Enfin, lui, il est dans la création d’un business. Alors j’aimerais bien que tu nous en parles parce que je trouve cela génial déjà ; en plus, tu es jeune comme on peut le voir à l’écran, et que tu crées un truc qui n’existe pas en France. Voilà, tu es un peu comme Steve Jobs à ses débuts peut-être, je ne sais pas. J’aimerais que tu nous partages ce que tu as lancé et tu nous expliques un peu l’exclusivité.

— Comment j’en suis arrivé là ?

— Comment tu en es arrivé là ? Déjà tu as quel âge ?

— J’ai 25 ans. Cela fait un peu près deux ans que j’ai vraiment découvert à la fois l’investissement et à la fois, le côté business et entrepreneuriat qui maintenant me passionne vraiment.

— Tu étais étudiant avant ?

— Non, j’étais salarié. J’étais salarié dans l’armée de l’air. C’était un boulot plutôt contraignant même si c’était un job intéressant. Je suis un passionné d’aéronautique, j’étais dans l’aéronautique sauf que j’ai quitté mon boulot. En fait, j’étais à la limite d’être licencié. À ce moment-là, je ne savais pas du tout ce que j’allais faire de ma vie. Je ne pouvais pas reprendre le même boulot dans le civil. Du coup, j’ai eu une période creuse pendant laquelle je ne savais du tout ce que j’allais faire.

Je suis parti en voyage. Cela m’a relancé sur plein d’idées. J’ai rencontré plein de gens. J’ai commencé à m’ouvrir à l’investissement et au fait de me créer ma propre retraite avant mes 60 ans.

— Tu as décidé de créer un projet en informatique. Tu es à l’initiative d’un projet sur les webinaires en version française ? Est-ce que tu as été déjà en informatique ? Est-ce que c’est quelque chose qui te passionnait déjà ? Comment tu en es venu à cela ?

— Oui. J’ai toujours été intéressé par Internet. Je me suis toujours intéressé de surfer, de rechercher sur Google. J’étais toujours passionné par le fait de pouvoir apprendre les choses sur Internet sauf que ce n’était pas mon métier. Je ne connaissais pas grand-chose au niveau technique. Je ne sais pas exactement comment j’en suis arrivé là. Il y a eu plusieurs étapes. En fait, je n’ai pas trouvé l’outil que je voulais. C’est-à-dire l’outil à plateforme de webinaire. Je me suis dit que peut-être je pouvais la créer, la développer moi-même.

— Qu’est-ce qui te manquait dans les outils de webinaire actuel ?

— En fait, il n’y avait pas de solution francophone, mais une solution américaine simplement.

— Tu ne parles pas anglais.

— Si, mais dans la manière d’approcher la compatibilité avec tous les systèmes français ; que ce soit les autos répondeurs, les systèmes de vente, tous les systèmes, il y avait vraiment la séparation entre les services français et les services américains. Il n’y avait pas de système franco-français qui se marie bien avec tout l’environnement français. Puis, il y a des choses différentes finalement dans la manière de concevoir les choses.

En plus, s’il y avait une autre chose que je voulais faire, c’était que les solutions américaines, elles étaient toutes très chères. Tout de suite, c’est un gros investissement. Quand on se lance sur Internet, au début, on teste un peu, on ne sait pas ce que cela va donner. Du  coup, c’est pouvoir tester, pouvoir essayer gratuitement. Il y a la première version gratuite que les gens puissent essayer, il va y en avoir une version payante, après, cela devient vraiment rentable. Donc, c’est normal d’utiliser un outil payant, de payer un outil performant.

— Tu as démarré quand ce projet ?

— Janvier 2014. Donc, il y a deux ans. J’ai lancé la première version en mai 2014.

— Cette version est une version gratuite, c’est ce qu’on comprend ? Du coup, tu as des utilisateurs qui l’utilisent aujourd’hui ?

— Quelques un. Alors, c’est encore le début. Donc, j’ai lancé le premier prototype en mai. Le but, c’était de sortir un prototype rapidement pour pouvoir voir justement le retour, et savoir c’est que les gens voulaient. J’ai une version en ligne, elle est gratuite, on peut l’essayer. Là, je travaille sur la version deux qui du coup prend en compte tout ce que les gens disent, ce qu’ils attendaient, ce qui n’allait pas. J’espère la sortir prochainement. Je n’en ai pas là encore la date exacte sur le lancement.

— À ce que tu dis là, tu as une vraie démarche d’entrepreneur. Parce que tu t’es lancé dans ce projet, tu as eu une idée qui était basée sur des faits comme tu l’as dit : cela n’existait pas en France. Tu as créé le truc. Tu l’as lancé. Tu le testes auprès des utilisateurs.

Tu as les retours, tu écoutes ton marché. C’est vraiment la démarche. Si tu avais un conseil à partager avec quelqu’un qui veut démarrer, qu’est-ce que tu as fait, par exemple comme erreur et qui t’a fait perdre du temps. Déjà, l’erreur, est-ce qu’il t’a permis d’apprendre ? Parce que des fois on se dit qu’on n’a pas envie de faire d’erreur, mais finalement c’est comme cela qu’on apprend. Qu’est-ce qu’on peut faire pour éviter certaine qui vont te pénaliser ?

— Déjà, je pense que faire des erreurs, c’est normal. Si on fait beaucoup d’erreurs, cela veut dire qu’on fait aussi beaucoup de choses bien. Il faut tester les choses pour voir ce qui marche ou ne marche pas. La meilleure manière d’apprendre c’est d’essayer. J’en ai fait plein.

Parmi les grosses erreurs, je pense qu’elles m’ont pris du temps « un peu à surmonter ». C’est le fait de m’engager dans un projet. J’ai toujours un problème actuel, j’ai tendance à vouloir lancer trop de choses en même temps. Des fois, il faut se concentrer sur vraiment un seul domaine. Le fait d’investir dans son projet ; cela peut être investir de l’argent, même si au début on peut commencer sans investir trop, mais c’est quand même bien d’avoir un petit engagement même si on n’a pas grand-chose à mettre. C’est psychologique.

Quand on s’engage dans un projet et qu’on investit, on n’a pas les mêmes choses que si cela reste superficiel et cela reste un projet.

— On n’a rien à perdre si on ne met pas d’argent, on est moins impliqué.

— C’est un problème que j’ai eu au début. C’était finalement de ne pas m’engager. C’est un truc à côté avant que cela soit mon vrai projet, celui sur lequel on me demandait ce que je faisais. C’était le projet que je fais actuellement. Du coup, même si j’avance progressivement, c’est le projet sur lequel je suis. Ce n’est pas un projet à côté ou auquel je m’investis.

— Ton objectif par rapport à ce projet, à ce site, qui s’appelle comment ?

— Cela s’appelle NITTS webinare. C’est un acronyme en Anglais. Ce qui n’est peut-être pas le meilleur. Après coup, c’est difficile de trouver un nom, mais je ne suis pas du tout au niveau pour cela. C’est Now It’s Time To Share, c’était ce dont j’avais envie.

C’était par rapport à la manière dont je vois le webinaire sur la petite interning. C’est le fait de communiquer le plus directement possible avec l’audience pour travailler sur Internet. À mon avis, le plus important c’est la communication avec l’audience, être le plus proche.

— Ton ambition, c’est quoi par rapport à cela ?

— À quel terme ? À court terme ou à long terme ? Ce n’est pas du tout la même chose. Sur une vision à cinq ans, cela sera d’avoir la solution webinaire francophone et même d’aller plus loin que juste le webinaire. C’est vraiment sur la communication en temps réel. Il y a de plus en plus de vidéos sur Internet. Il y a toujours des articles écrits, il y aura toujours un besoin. Mais de plus en plus, on va vers le temps réel, vers la communication en direct où il y a une connexion question-réponse.

— Être plus proche de la personne qui a besoin d’infos.

— Du coup, au-delà du webinaire, je pense qu’il y a encore beaucoup d’autres choses à explorer sur la manière de connecter en temps réel.

— Des utilisateurs, il y a des informations à partager. Ok, c’est super. On te souhaite plein de réussite. Bravo d’être là au mastermind puisque j’imagine que tu as dû apprendre beaucoup des gens qui partagent. C’est aussi un conseil qu’on peut donner aux gens, c’est de s’inspirer des gens qui réussissent dans le domaine qu’on veut explorer. Pour le coup, on est bien entouré.

Merci Jérémy. Longue vie à NITTS webinaire. On te retrouve sur ton site, c’est .com ou .fr ?

— .com

— On met le lien sur la vidéo, n’hésitez pas à aller voir. Testez, utilisez, peut-être faire des retours à Jérémy.

— Oui. Avec plaisir. Dites-moi ce que vous attendez, votre intérêt et c’est gratuitement. Puis, donnez-moi votre retour.

— Super. Merci Jérémy. À bientôt. Tchao.